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Où
on découvrira que la TRABANT est bien meilleur que sa réputation.....
c'est un peu long
à lire, mais c'est très instructif. Et puis vous pouvez l'imprimer..... |
Depuis
la Réunification quelques Médias s'occupent de la TRABANT avec le but
plus ou moins avoué de la faire disparaître de nos routes.
Les informations sont en grande partie sans fondements et il est intéressant
d'analyser de plus près quelques unes des erreurs les plus flagrantes
et même parfois risibles. Dans un article paru dans le journal AUTO-BILD
n°49/1998, l'auteur citait le Professeur DANNER qui prétendait
que lors d'un crash-test la carrosserie aurait explosé comme
une pastèque.
Ce Professeur s'était
rendu célèbre par quelques affirmations fracassantes.
"Quand une TRABANT est présentée au TÜV (l'équivalent de notre
contrôle technique - NDW), elle doit être aussitôt retirée de
la circulation en raison des règlements". Et toujours dans le
même registre, il déclara également: "Je ne peux donner qu'un conseil:
extrême prudence si vous croisez une TRABANT, ses occupants risquent
leur vie". A noter que peu après cette dernière déclaration, celui qui
était si soucieux de la vie de ses concitoyens provoqua un accident
avec 2,3 grammes d'alcool. Il se vit aussitôt retirer son permis
de conduire, ce qui mit les autres conducteurs en sécurité pour une
dizaine de mois. Il est tout de même intéressant de constater
que, malgré plus de quarante ans d'existence de la TRABANT, il y ait
encore autant de survivants. D'après ses pronostiques, l'espérance
de vie dans les régions où il y avait beaucoup de TRABANT aurait du,
même sans alcool, être réduite.
De toutes façons d'autres
affirmations du Professeur DANNER laissent planer un sérieux doute sur ses compétences.
C'est ainsi qu'il affirma péremptoirement que la P50 n'avait
que des ampoules de phare de 3 Watt (en réalité 40/50W), que le
pare-brise était un simple verre à vitre, que le réservoir était en
plastique, ce qui est absolument faux : il est en métal ! (là, je ne vois vraiment pas où aurait été le problème.
TOUS les réservoirs modernes sont en plastique - N.D.W.) et enfin
que le moteur rejetait dix fois plus de matières toxiques que
celui d'une GOLF sans pot catalytique. Un autre reproche du Professeur
DANNER était le fait que la TRABANT n'avait pas d'AIR-BAG. Mais quelle
voiture de cette taille en avait un en 1990 ????? Idem en ce qui
concerne l'absence de direction assistée. Il prétendit aussi que la
distance de freinage était trois fois plus longue que celle d'une GOLF
sans servofreins. Etant donné qu'on peut arriver à bloquer les roues,
ceci n'est techniquement pas possible.
On a beaucoup dit sur
les freins de la Trabant mais il est tout de même à remarquer
que des tests comparatifs réalisés en Angleterre (et qu'on
peut donc supposer impartiaux) ont démontré que la Trabant,
en rapport avec sa masse, possède un des meilleurs systèmes
de freinage au monde. Un véhicule possédant 60% de la
valeur de freinage optimum définit par des critères techniques
prenant en considération sa masse et sa vitesse est considéré
comme sûr. La Trabant atteint 120% de la valeur idéale !
Pour ses tests le Professeur
DANNER avait utilisé une P50 qui avait déjà une bonne trentaine
d'années et dont la carrosserie ne tenait sans doute plus que grâce
au parties en plastique qui avaient résisté aux attaques
du temps. Un véhicule entièrement en acier aurait eu plus mauvais aspect
car non seulement sa structure, mais aussi ses tôles extérieures
auraient été corrodées.
A la suite de cet article,
un rédacteur du journal spécialisé AUTO-Strassenverkehr (ancien journal
automobile de la R.D.A. -N.D.T.) écrivit à l'auteur : "je sais
simplement une chose : si DANNER avait raison, je devrais être
mort depuis 1972. A cette époque je me suis retrouvé coincé avec ma
TRABANT 601 dans un carambolage entre deux WOLGA et ma voiture
fut raccourcie de plusieurs centimètres. Mais moi il ne m'est
rien, mais alors vraiment rien arrivé ! La Trabant est bien meilleure
que sa réputation".
Dans le journal AUTOMOBILBAUER, un lecteur tchèque décrit un
grave accident et il est convaincue qu'il n'a survécue que grâce
à la résistance de la carrosserie : "La Trabant est indestructible" affirmait'il dans sa lettre.
Il existe ainsi de nombreux témoignages que les lecteurs envoyèrent
aux rédacteurs de ces articles erronés. (voir aussi à ce sujet
notre rubrique "photos des
crash-test" -N.D.W.)
A la suite d'une vague de protestation dans de nombreux journaux spécialisés,
Danner avoua avoir commis une erreur. Plus exactement il déclara : "ce
fut mon seul lapsus".
Cependant ces déclarations
furent utilisées encore plusieurs années dans des émissions de TV et
dans de nombreux journaux à sensations. La comparaison avec une
pastèque qui éclate fut en particulier reprise dans le journal
AUTO-BILD numéro 49 du 4.12.1998.
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En réalité,
dans une série de tests effectués par le Grouppe ALLIANZ, le
TÜV Rheinland, le TÜV Bavière/Saxe, l'ADAC et l'Université Technique
de BERLIN en comparaison avec huit véhicules à carrosserie acier de
marques différentes ayant des puissances jusqu'à 150 chevaux (puissance
réelle -N.D.T.), seule la TRABANT rempli les exigences de rigidité
de la cellule passager ! Et cela malgré le fait que, dans le désir de
bien faire (?), une force de choc plus élevée de 11,4%,
obtenu par une augmentation de la vitesse, fut appliquée à la petite
voiture en plastique. Pourtant les valeurs ainsi obtenues sont loin
d'être les plus mauvaises (recul de la colonne de direction horizontalement
et verticalement, valeurs HIC (High
Injury Criterion = valeurs pour le risque de blessures à la tête),
rétrécissement de la place des pieds, etc..- voir
tableau).
Dans le rapport on pouvait
lire : "Cellule pratiquement indéformée, train roulant et châssis
non déformés." La comparaison est faite avec un véhicule qui s'est déformé
sur pratiquement toute sa longueur alors que l'exigence d'une cellule
rigide et ne basculant pas a été obtenu sur la TRABANT par le seul écrasement
de la partie avant relativement courte. La raison de ces résultats peut
s'expliquer par la résistance au pliage deux fois plus élevé des panneaux
de Duroplast, épais de 3 mm, et celle 3,7 fois plus élevée du toit en
comparaison des mêmes éléments en tôle. Ainsi l'utilisation de matières
synthétiques rigides ayant de bonnes caractéristiques mécaniques
a donc un sens et n'est pas seulement un ersatz. Par contre les matières
thermoplastiques souples, couramment utilisées aujourd'hui, ne
sont pas adaptées.
Les conditions de test
étaient bien entendu les mêmes que celles appliquées au début
des années 90 par MERCEDES, BMW, AUDI et PORSCHE et nous sommes fier
de constater que la petite TRABANT est entrée dans ce cercle fermé.
Les résultats prouvent que l'habillage en Duroplast, en plus d'une bonne
résistance aux intempéries, apporte une participation non négligeable
à la rigidité du corps de la carrosserie et par la même une élévation
de la sécurité des passagers. Chose que l'on passe volontiers sous silence
dans les différentes publications. Les photos montrent une TRABANT après
un crash frontal à 52,8 km/h et, en comparaison, mais avec après un
crash frontal à 50 km/h (soit 11,4% d'énergie en moins), d'autres véhicules
à carrosserie acier. On pourrait certainement en ajouter d'autre avec
les mêmes résultats.
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TRABANT : crash frontal
à 52,8 km/h
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Laquelle
choisiriez vous ?
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RENAULT Twingo : crash frontal
à 50 km/h
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Les experts furent surpris.
"C'est incroyable la façon dont la cellule passager a résisté !
Le réservoir est resté entièrement intacte, les portes s'ouvrent
et se ferment normalement et les fixations des sièges ont tenues". Plus
loin il est noté que les valeurs HIC pour le chauffeur et le passager
avant sont respectivement de 727 et 423. Ce qui les place bien en dessous
de la barre critique de 1000. Les blessures au bassin, à la poitrine
et aux jambes n'ont pas été jugé inhabituelles par les experts. Le Professeur
DANNER avait prédit un éclatement total du véhicule. Une VOLKSWAGEN
Polo fut testée dans les mêmes conditions. Dans ce cas, les bas de caisses
montrèrent des déformations, les pieds de la poupée de test furent
coincés dans un repli de tôle et il fallut utiliser la force
pour ouvrir les portes.
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Dans un article récent,
un journaliste prétends que les panneaux de Duroplast ne servent que
d'habillage, ce qui reviendrait à dire qu'un châssis de TRABANT
sans ses panneaux résisterait aussi bien aux crashtests qu'une VW Polo
avec sa carrosserie complète en acier. Ceci est naturellement
totalement faux.
A l'occasion d'une fête
en l'honneur des 60 ans de construction automobile à ZWICKAU, un danseur
effectua un numéro sur le toit d'une TRABANT durant lequel il fit de
nombreux sauts et entrechats. Ceci fut présenté à la télévision dans
une émission intitulée "Musique à l'usine". Une photo fut également
publiée dans le journal interne de l'usine. Sur le toit d'une voiture
en acier, chaque saut aurait laissé une bosse !
Une P70 servit également de trampoline pour une autre émission
de la télévision est-allemande. Le film fut plus tard rediffusé
en 1998, à l'occasion de l'ITT à ZWICKAU dans l'émission "La grande
soirée de la TRABANT" sur la chaîne MDR.
Toujours dans ce même
article, on peut voir une photo avec la légende "pour des raisons d'économie,
dix panneaux de Duroplast sont collés sur le squelette en acier". En
plus de l'arrogance d'une telle déclaration, qui veut une fois de plus
démontrer les limites de l'industrie de l'Est, il est à noter que la
réalisation de ces panneaux coûtaient, au début de la production, bien
plus cher que si ils avaient été en acier. Ce surcoût devait cependant
être accepté parce que les tôles de carrosserie figuraient sur la liste
d'embargo des importations. Ce n'est qu'au fur et à mesure du développement
que les coûts de production purent être ramenés à un niveau tel que,
malgré l'amélioration de la conjecture économique et des matières
premières, l'utilisation du DUROPLAST restait économiquement plus intéressante.
La preuve en est que dans les années soixante, tous les grands fabricants
automobiles firent des recherches sur la fabrication des carrosseries
en matériaux synthétiques (citons en particulier CITROËN avec la
Méhari -N.D.W.). Dans l'article on évoque également le problème
de la rouille. Sur ce point l'organisme DEKRA (organisme de contrôle
technique OUEST-alllemand bien connu également en France -N.D.W.)
fait remarquer "La plupart des défauts se laissent rapidement réparer
par de simples réglages ou de petites réparations faciles à réaliser,
contrairement aux véhicules de l'Ouest. En effet les véhicules ouest-allemand
rouillent deux fois plus souvent et la plupart du temps bien plus fortement."
(Journal AUTO du 1.2.1991). Il est ainsi prouvé que grâce aux panneaux
de Duroplast l'extérieur de la voiture est protégé des attaques des
intempéries. Le châssis peut être quand à lui protégé facilement
et sans outillage spéciale (donc par n'importe qui - N.D.W.)
avec des matières certes peu esthétiques mais efficaces. Il est écrit
dans le journal AUTO (DEKRA) du 9.11.1994 que les crash-test avec des
véhicules à carrosserie acier âgés de 4 à 5 ans se comportèrent
beaucoup plus mal que des véhicules neufs en raison de la corrosion.
D'autre part les nombreuses
informations collectées après la réunification auprès
des TÜV d'Erfurt, Leipzig, Chemnitz et Zwickau démontrent que la plupart
des véhicules d'occasion en provenance de l'Ouest avaient de bien plus
mauvais résultats même en ce qui concerne les gaz d'échappement (pollution).
Dans le journal VOGTLAND ANZEIGER du 18.9.1990 on peut lire : "La Trabant
obtient de bon résultat au TÜV. Même la teneur en monoxide de carbone
(des gaz d'échappement) reste en dessous des limites fixées en
R.F.A.". Le journal STRASSENVERKEHR AUTO du 1.9.1990 note quand à lui:
"Les Trabant ont réussies avec bravoure les tests du TÜV d'après les
règles de la R.F.A.. Même les valeurs CO (monoxide de carbone)
dépassèrent rarement les limites. Il n'en fut pas de même
pour les véhicules importés qui posèrent beaucoup plus de problèmes".
Ces articles venaient en réponses aux déclaration du Professeur DANNER
qui avait dit: "Les TRABANT seront retirées de la circulation dés qu'elles
devront passer les premiers tests de pollution".
Un autre point qui fit
grand bruit dans certains médias était le risque d'incendie. Il fut
prétendue que le DUROPLAST brûlait comme de l'amadou. En réalité
son point d'inflammation est égale au point de fusion de l'aluminium
(AUDI A6 par exemple...) et il est très difficile, pour ne pas
dire impossible de l'enflammer avec un chalumeau. La combustion était
censé dégageait du furone, de la dioxine et de l'arsenic. Ce dernier
point fut par la suite contredit. Il est à noter que toutes ces matières
sont utilisées dans la fabrication de certaines pièces de carrosserie
thermoformées et personne à ce jour n'y trouve à redire. Un article
fut publié sous le titre: "Vielle TRABANT-grande valeur thermique".
Mais on n'y dit pas que les pièces thermoplastiques produites aujourd'hui
en masse ont une valeur thermique double de celle du DUROPLAST. Pour
les tenants du Recycling, la carrosserie de la TRABANT n'était d'un
seul coup plus en carton mais devenait un dangereux déchet toxique!
Une entreprise de récupération réclamait 250 Euros (500 DM à l'époque
-N.D.W.) pour la destruction d'une TRABANT. Un expert compétent
réfuta toutes ces allégations et prouva l'innocuité du DUROPLAST.
On ne recula devant aucun
moyen et aucun mensonge pour diaboliser la petite voiture. Ceci fit
réagir de nombreux lecteurs, tant à l'Est qu'à l'Ouest. Évidemment
la TRABANT a de nombreux défauts que personne ne discute et il n'y a
rien à redire à une critique réaliste et professionnelle. Un lecteur
de l'Ouest écrivit ceci en novembre 1990 au journal AUTO (DEKRA): "Merci
beaucoup pour votre impartialité. Il est temps que nous acceptions les
produits de l'Est tels qu'ils sont et que cesse cette politique de dénigrement
systématique".
Comme nous venons de
le voir, de telles affirmations ont été depuis complètement réfutées
(on ne peut pas, que je sache, taxer le DEKRA d'être pro-Trabi -
N.D.W.).
Tout cela ne doit pas
faire oublier que la licence de fabrication du DUROPLAST avait été acheté
par de nombreuses entreprise des pays de l'Ouest bien avant la chute
du Mur, tant en Europe qu'en Amérique et au Japon (la plus connue
chez nous: FORMICA. Eh oui...). Il y a fort à parier que ces entreprises
ne ce seraient pas intéressés à du vulgaire carton......
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POST-SCRIPTUM :
il serait grand temps que la législation européenne soit
enfin appliquée dans notre pays. Ceci obligerait notre tout puissant
Services des Mines à reconnaître ces tests comme valides.
Nous pourrions alors immatriculer toutes nos chères TRABANT sans
aucun problème !!!!
Pour mémoire :
selon des accords signés il y a déjà plusieurs
années, toute homologation d'un produit dans l'un des pays de
l'Union est valable dans les autres. Mais comme toujours, la fameuse
"exception française"......
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