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  WARTBURG 311
Evolution
 
     


A l'Est du nouveau
La Wartburg 311/312

La Wartburg 311 reprenait dans sa conception les grandes lignes de l'IFA F9, qui n'était elle-même, avec la DKW F91 présentée en 1953, que la continuité d'un prototype DKW dévelopé avant la guerre. Ce protoype était, comme toutes les DKW, une traction (avant) mais elle avait cependant une particularité par rapport à celles-ci: sous son capot on trouvait non pas deux mais trois cylindres. C'est ainsi qu'on retrouva ce moteur dans la nouvelle production d'Eisenach. En octobre 1955 une première série de voitures fut produite et testée dans le "Rallye Wartburg" où elles firent très bonne impression.

Cette jeune femme a l'air un peu surprise devant cette superbe limousine Wartburg !


"Pössneck 13 km" indique le panneau - un jeu d'enfant en Wartburg !

La présentation officielle n'eu lieu qu'au printemps 1956 au Salon de Leipzig, pendant qu'au même moment elle était présentée au reste du Monde au Salon de Genéve. On peut en déduire qu'à Eisenach on espérait que ce nouveau modèle allait devenir le fer de lance des exportations. Et effectivement en 1960 il était disponible dans plus de 30 pays (du moins d'après les prospectus officiels !).
Ceux qui achetaient une Wartburg en avaient pour leur argent. Une carrosserie spacieuse et élégante avec quatre portes et six vitres latérales et de nombreux extras qu'on ne s'attendait pas à trouver dans une voiture de cette catégorie, par exemple un éclairage de coffre et de compartiment moteur. Le tableau de bord était clair et d'un dessin moderne. Les siéges avant, très confortables, étaient convertibles en couchettes, ce qui était rare à l'époque ! Malheureusement on en avait fait un peu trop à force de vouloir inover dans le confort et on avait parfois obtenu le résultat inverse: ainsi le coffre arrière s'ouvrait à partir d'une manette située à coté des sièges arrières, le réservoir était protégé par un clapet qui, lui, s'ouvrait à l'aide d'un bouton dans le coffre. Faire le plein devenait, dans ces conditions, assez compliqué.
Voici comment le décrit un usager de l'époque:
"Descendre du véhicule, ouvrir la porte arrière gauche, tirer sur le levier au fond du véhicule, ouvrir le coffre, appuyer sur le bouton dans le coffre, ouvrir le clapet de réservoir, ouvrir le bouchon de réservoir, faire le plein, rajouter l'huile (moteur 2 temps !)".
A Eisenach on compris vite que cela n'était pas très aisé et, dès 1960, on mit l'ouverture du réservoir à l'extérieur.
A part ce détail, on ne pouvait pas reprocher grand choses à la carrosserie : elle était solide et montée sur un chassis double poutre qui devait inspirer confiance aux anciens conducteurs de DKW. Il n'y avait plus de graisseurs qui avaient été remplacés par un système de graissage centralisé commandé depuis le siège du chauffeur. La boite de vitesses à quatre rapports commandés par un levier au volant provenait directement de l'IFA F9. C'était une antique boite à crabots non synchronisée dont le maniement était difficile. On y avait ajouté une roue libre commandée à volonté.

Le Coupé "Hard-Top".
On pouvait descendre les vitres sans qu'il reste de séparation !
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