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"Pössneck
13 km" indique le panneau - un jeu d'enfant en Wartburg !
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La présentation officielle n'eu lieu qu'au printemps 1956 au Salon de
Leipzig, pendant qu'au même moment elle était présentée au reste du
Monde au Salon de Genéve. On peut en déduire qu'à Eisenach on espérait
que ce nouveau modèle allait devenir le fer de lance des exportations.
Et effectivement en 1960 il était disponible dans plus de 30 pays (du
moins d'après les prospectus officiels !).
Ceux qui achetaient une Wartburg en avaient pour leur argent. Une carrosserie
spacieuse et élégante avec quatre portes et six vitres latérales et
de nombreux extras qu'on ne s'attendait pas à trouver dans une voiture
de cette catégorie, par exemple un éclairage de coffre et de compartiment
moteur. Le tableau de bord était clair et d'un dessin moderne. Les siéges
avant, très confortables, étaient convertibles en couchettes, ce qui
était rare à l'époque ! Malheureusement on en avait fait un peu trop
à force de vouloir inover dans le confort et on avait parfois obtenu
le résultat inverse: ainsi le coffre arrière s'ouvrait à partir d'une
manette située à coté des sièges arrières, le réservoir était protégé
par un clapet qui, lui, s'ouvrait à l'aide d'un bouton dans le coffre.
Faire le plein devenait, dans ces conditions, assez compliqué.
Voici comment le décrit un usager de l'époque:
"Descendre du véhicule, ouvrir la porte arrière gauche, tirer sur le
levier au fond du véhicule, ouvrir le coffre, appuyer sur le bouton
dans le coffre, ouvrir le clapet de réservoir, ouvrir le bouchon de
réservoir, faire le plein, rajouter l'huile (moteur 2 temps !)".
A Eisenach on compris vite que cela n'était pas très aisé et, dès
1960, on mit l'ouverture du réservoir à l'extérieur.
A part ce détail, on ne pouvait pas reprocher grand choses à la carrosserie :
elle était solide et montée sur un chassis double poutre qui devait
inspirer confiance aux anciens conducteurs de DKW. Il n'y avait plus
de graisseurs qui avaient été remplacés par un système de graissage
centralisé commandé depuis le siège du chauffeur. La boite de vitesses
à quatre rapports commandés par un levier au volant provenait directement
de l'IFA F9. C'était une antique boite à crabots non synchronisée dont
le maniement était difficile. On y avait ajouté une roue libre commandée
à volonté.
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